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Le 25 Mars 2015

Deux langues, c’est bon pour les affaires

Fredericton, le 25 mars 2015 – Grâce à ses deux langues officielles, le Nouveau-Brunswick a une industrie de centres de contact avec la clientèle et de soutien administratif qui génère annuellement 1,4 milliard de dollars en revenus d’exportation pour la province. On estime que ce secteur emploie plus de 15 000 personnes dans la province. En outre, cette activité économique profite tant aux personnes unilingues que bilingues au Nouveau-Brunswick. En effet, les entreprises venues dans la province pour sa main-d’œuvre bilingue ont créé deux emplois unilingues pour chaque poste bilingue.

Voilà certaines des conclusions d’une étude commandée par le Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick et rédigée conjointement par l’économiste Pierre-Marcel Desjardins et le spécialiste en développement économique David Campbell.

« L’atout que représente notre bilinguisme ne profite pas seulement à la main-d’œuvre bilingue, a affirmé la commissaire, Katherine d’Entremont. L’étude établit clairement que les personnes unilingues en profitent davantage. Notre avantage bilingue, c’est aussi le fait que grâce à nos deux communautés linguistiques, notre province voit se multiplier les possibilités d’échanges commerciaux. »

Le rapport met en évidence de nombreux avantages économiques attribuables au caractère et à la main-d’œuvre bilingues de la province. La capacité de servir des clients partout au pays dans les deux langues officielles est citée comme un facteur clé lorsque des compagnies d’assurance et des entreprises du secteur de la finance d’envergure nationale décident de s’établir au Nouveau-Brunswick ou d’y étendre leurs activités. Le bilinguisme a également conduit au développement d’une industrie langagière vigoureuse dans la province. Il a aussi permis d’y attirer des étudiants de niveau postsecondaire venant d’autres provinces et pays qui choisissent d’étudier au Nouveau-Brunswick en français ou en anglais.

« Nos deux langues constituent un atout économique important dans l’économie mondiale, a souligné Mme d’Entremont. La question fondamentale qui nous a incités à commander cette étude l’été dernier était celle-ci : De quelle façon pouvons-nous mieux comprendre l’importance du bilinguisme dans l’économie du Nouveau-Brunswick ainsi que son potentiel inexploité comme levier de croissance économique? »

L’étude propose six façons concrètes d’aider la province à tirer profit de sa main‑d’œuvre bilingue afin de stimuler la croissance économique dans l’avenir. Les rédacteurs de l’étude suggèrent notamment de répondre aux défis de la nature changeante des centres de contact avec la clientèle, d’accroître les recettes découlant de l’exportation des services éducatifs et de promouvoir les activités entrepreneuriales au croisement des industries langagières et de la technologie.

« Le gouvernement cherche des moyens de favoriser la croissance et de diversifier l’économie, a précisé Mme d’Entremont. En publiant cette étude, nous nous assurons que des renseignements utiles sont mis à la disposition des intervenants du gouvernement et du secteur privé qui œuvrent au développement économique. »

Les rédacteurs de l’étude recommandent la mise sur pied d’un conseil du gouvernement et du secteur privé dont le mandat consisterait à déterminer des mesures concrètes pour accroître les retombées économiques du bilinguisme. Ce conseil pourrait contribuer au développement des industries pour lesquelles le bilinguisme s’avère un élément clé. Il serait également responsable d’une stratégie visant à soutenir les entreprises qui souhaitent renforcer l’avantage concurrentiel de la province qui découle du bilinguisme.

« Le Nouveau-Brunswick est dans une situation unique pour tirer davantage profit de l’atout que lui procure le bilinguisme, a souligné Katherine d’Entremont. Les résultats de cette étude fournissent une direction au gouvernement et au secteur privé pour atteindre ce but. »

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L’étude a été rendue possible grâce à une aide financière de la Société de développement régional du Nouveau-Brunswick.

On peut consulter l’étude à partir du site Web du Commissariat : www.languesofficielles.nb.ca (section Publications).

 

Pour de plus amples renseignements :

Hugues Beaulieu

Directeur des affaires publiques et de la recherche

506-444-4229 ou 1-888-651-6444

Hugues.Beaulieu@gnb.ca

 

Au sujet de la commissaire aux langues officielles

La commissaire aux langues officielles du Nouveau‑Brunswick est une agente indépendante de l’Assemblée législative. Son rôle est de protéger les droits linguistiques des membres des communautés francophone et anglophone et de promouvoir l’avancement des deux langues officielles.