Salle de presse

Vous êtes ici

Le 22 septembre 2015

La commissaire aux langues officielles recommande d’élargir et de renforcer le rôle du Bureau de traduction du Nouveau Brunswick

Fredericton, le 22 septembre 2015 – La commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Katherine d’Entremont, suggère que tous les organismes assujettis à la Loi sur les langues officielles (LLO) soient invités à utiliser les services du Bureau de traduction. Selon la commissaire, une telle mesure permettrait d’assurer un meilleur contrôle de la qualité des textes publiés par les organismes gouvernementaux et publics. De plus, l’accroissement du volume de mots traduits par le Bureau lui permettrait d’accroître son autonomie financière. De ce fait, il pourrait jouer un rôle accru pour encourager un usage plus équilibré des deux langues officielles au sein de l’appareil gouvernemental.

« Depuis sa création en 1967, le Bureau de traduction du Nouveau-Brunswick a développé une expertise qui sert admirablement bien les besoins des ministères et des organismes gouvernementaux, a déclaré la commissaire. Le Bureau est devenu un centre d’excellence en traduction qui a favorisé l’éclosion d’une industrie langagière dans notre province. Élargir et renforcer le rôle du Bureau de traduction ne peut que servir les intérêts de notre province. »

Actuellement, seuls les ministères et certains organismes publics* doivent utiliser les services du Bureau de traduction. Les sociétés de la Couronne, les municipalités assujetties à la Loi sur les langues officielles (LLO), et d’autres organismes publics peuvent choisir d’avoir recours à des cabinets privés établis au Nouveau-Brunswick ou ailleurs au Canada pour leur traduction.

« À compter du 1er juillet 2016, plus de quarante associations professionnelles seront assujetties à la LLO, a poursuivi Mme d’Entremont. Cela représente un potentiel très important pour le Bureau de traduction et donc une occasion à saisir pour le gouvernement. »

« La traduction de documents gouvernementaux est l’expertise du Bureau de traduction, a expliqué la commissaire. D’ailleurs, les textes traduits par le secteur privé pour le compte du Bureau sont révisés par le personnel du Bureau afin qu’ils soient conformes à la terminologie gouvernementale et reflètent bien les réalités néo-brunswickoises. Voilà qui démontre bien le rôle fondamental du Bureau de traduction. »

Selon Mme d’Entremont, les services fournis par le Bureau vont bien au-delà de la traduction et de la révision de textes. « Grâce au Bureau de traduction, le gouvernement provincial dispose d’une terminologie gouvernementale bilingue et uniforme pour l’ensemble de la fonction publique, a expliqué la commissaire. Le personnel du Bureau de traduction fournit également de précieux conseils linguistiques aux fonctionnaires pour qu’ils puissent rédiger en français ou en anglais. À cet égard, il faut noter que la LLO oblige maintenant le gouvernement provincial à prendre des mesures pour permettre aux fonctionnaires de travailler dans la langue officielle de leur choix. »

Le Bureau de traduction du Nouveau-Brunswick traduit près de 13 millions de mots par année. Environ 40 % des mots sont traduits par le personnel du Bureau; 60 % par des fournisseurs privés établis au Nouveau-Brunswick et ailleurs au Canada. Le gouvernement provincial a récemment publié un appel d’intérêt dont l’objectif est d’examiner d’autres modèles de prestation de services de traduction, notamment le recours à un seul fournisseur. Selon la commissaire, le recours à un seul fournisseur privé de services est un modèle hasardeux.

« Une telle approche pourrait placer le gouvernement dans une position intenable dans l’éventualité où le fournisseur éprouverait des difficultés ou cesserait ses activités, a expliqué la commissaire. Les obligations constitutionnelles du gouvernement en matière de langues officielles sont telles qu’il ne peut compter seulement sur le secteur privé pour fournir des services de traduction. »  

La commissaire fait d’ailleurs remarquer que le Bureau de traduction a grandement amélioré son efficience au cours des dernières années.

« Le Bureau dispose maintenant d’un système de prétraduction qui permet à ses employés de retrouver dans une banque de données des phrases ou fragments de phrases qui ont déjà été traduits par le Bureau, a expliqué Mme d’Entremont. De ce fait, la traduction des textes est grandement accélérée. De plus, des normes de production ont été établies pour les traducteurs afin d’assurer un rendement satisfaisant de la part de tous les employés. Enfin, selon nos renseignements, le tarif de traduction au mot du Bureau continue de se comparer avantageusement à celui des cabinets privés. »

La commissaire d’Entremont estime que la Province doit tirer davantage profit de l’expertise du Bureau de traduction pour assurer des services de qualité égale dans les deux langues officielles. 

« Assurer des communications gouvernementales de qualité dans les deux langues officielles passe par un service gouvernemental de traduction efficace et dynamique, a poursuivi Mme d’Entremont. Le Bureau de traduction est cette pièce maîtresse du bilinguisme officiel au Nouveau‑Brunswick. »

* Loi sur la passation des marchés publics

Pour de plus amples renseignements :
Hugues Beaulieu
Directeur des affaires publiques et de la recherche
506-444-4229 ou 1 888-651-6444
Hugues.Beaulieu@gnb.ca


Au sujet de la commissaire aux langues officielles

La commissaire aux langues officielles du Nouveau‑Brunswick est une agente indépendante de l’Assemblée législative. Son rôle est de protéger les droits linguistiques des membres des communautés francophone et anglophone et de promouvoir l’avancement des deux langues officielles.