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Le 18 décembre 2014

Les droits linguistiques en santé

Fredericton, le 18 décembre 2014 – Les droits linguistiques en santé sont le sujet d’une nouvelle fiche d’information publiée aujourd’hui par le Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick.

« L’accès à des soins dans la langue officielle de son choix n’est pas seulement un droit constitutionnel, a déclaré la commissaire Katherine d’Entremont. C’est l’un des plus importants facteurs de qualité des soins. En effet, la communication est au cœur de la relation d’aide entre le professionnel de la santé et le patient. »

Mme d’Entremont souligne qu’une personne malade se sent vulnérable et qu’elle peut hésiter à se prévaloir d’un service dans sa langue si ce dernier ne semble pas disponible. « Pour éviter une telle situation, la Loi sur les langues officielles oblige le personnel à offrir activement les services en français et en anglais, explique la commissaire. Grâce à l’offre active de service, le patient n’a pas le fardeau d’avoir à demander un service dans sa langue; c’est le personnel qui doit le lui offrir. » Fait à noter, la langue officielle choisie par le patient doit être respectée tout au long du continuum de soins.

La fiche d’information présente de nombreux exemples d’organismes de santé qui ont des obligations en vertu de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick. Parmi ceux-ci, on note Ambulance Nouveau-Brunswick. À cet égard, la commissaire rappelle que la barrière de la langue peut avoir des conséquences graves en situation d’urgence. « Les gens ont souvent de la difficulté à s’exprimer clairement lorsqu’ils sont confrontés à une urgence médicale. L’ajout d’une barrière linguistique compromet alors une communication qui est essentielle à la santé du patient. Et tout cela accroît la sensation d’angoisse et de panique du patient. » 

La fiche d’information précise également que les deux réseaux de santé, Vitalité et Horizon, ont l’obligation de fournir tous leurs services dans les deux langues officielles. « Le fait que chaque réseau ait une langue interne de fonctionnement n’a aucune incidence sur l’obligation de fournir des soins au public en français et en anglais partout au Nouveau-Brunswick », a rappelé la commissaire.

Cette nouvelle fiche d’information est la 2e d’une série sur les droits linguistiques produite par le Commissariat aux langues officielles. D’autres fiches seront publiées au cours des prochains mois.

Cette initiative s’inscrit dans le mandat du commissaire de promouvoir l’avancement des deux langues officielles. L’initiative vise aussi à donner suite au Rapport du Comité spécial de révision de la Loi sur les langues officielles de 2013, dans lequel le comité affirme souhaiter « que le commissaire déploie plus d’efforts pour mieux faire connaître son rôle auprès de l’ensemble de la population ».

On peut consulter et imprimer les deux premières fiches d’information sur les droits linguistiques à partir du site Web du Commissariat : www.languesofficielles.nb.ca.

Pour de plus amples renseignements :

Hugues Beaulieu
Directeur des affaires publiques et de la recherche
506-444-4229 ou 1-888-651-6444
Hugues.Beaulieu@gnb.ca

Au sujet de la commissaire aux langues officielles

La commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick est une agente indépendante de l’Assemblée législative. Son rôle est de protéger les droits linguistiques des membres des communautés francophone et anglophone et de promouvoir l’avancement des deux langues officielles.